Chers membres et amis de l'AFRAG,

Ce mot pour vous alerter que le PSIA est dès maintenant en consultation pour les particuliers français et suisses jusqu'au 8 janvier, alors qu'ils ont mis des années pour le rédiger. Vous devez y répondre personnellement, car une fois qu'il sera adopté, vous n'aurez plus qu'à vous boucher encore davantage les oreilles et le nez sans recours possible.

Le Plan sectoriel de l'infrastructure aéronautique (PSIA) est l'instrument de planification et de coordination de la Confédération pour l’aviation civile. Le projet de fiche PSIA relatif à l’aéroport de Genève est mis en consultation du 22 novembre 2017 au 8 janvier 2018 (information/participation de la population) et du 22 novembre 2017 au 16 mars 2018 (consultation des autorités).

La fiche définit le cadre d’exploitation et de développement de l’infrastructure de l’aéroport de Genève à l’horizon 2030. Elle détermine notamment:

le rôle et la fonction de l’aéroport; les conditions générales de l’exploitation; le territoire exposé au bruit; l'aire de limitation d’obstacles; le périmètre d’aérodrome, qui délimite la zone occupée par les installations aéroportuaires et doit, sauf exception, être dépourvu d’obstacles pour que la sécurité de l’aviation soit assurée; les principes en matière de compensation et de remplacement écologiques; les principes relatifs à la qualité de l’accessibilité terrestre à l’aéroport (mobilité) et à son intégration dans le réseau de transports global. La fiche PSIA de l'aéroport de Genève ainsi que d''autres documents sont consultables sur le site Internet de Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), à l'adresse: http://www.bazl.admin.ch/psia-participation.

Nous vous proposons comme réponse à l'OFAC le texte ci-dessous, à envoyer avant le 8 janvier 2018 à l'adresse suivante:

Office Fédéral de l'Aviation Civile - OFAC

Projet PSIA de Genève

Case Postale

3003 BERNE

Préambule: L'aéroport de Genève doit être au service de la population et non au service du marché des compagnies aériennes. Le bien-être, la santé, la qualité de vie, la pureté de l'air, le climat doivent primer sur toute autre considération. L'humain passe avant la machine. Primum non nocere.

Depuis l'année 2000, la situation n'est plus acceptable.

L'industrie aéroportuaire est la plus sale qui soit et mérite de ce fait les restriction d'exploitation les plus sévères, d'autant plus en milieu urbain. Il est utopique de compter sur de futures améliorations techniques pour espérer rendre la situation satisfaisante du point de vue environnemental.

Plus de mouvements aériens égale plus de bruit, plus de pollution, plus de réchauffement climatique. Face aux engagements internationaux pris par la Suisse et la France sur le climat et la qualité de l'air, il n'y a pas d'autres solutions crédibles que de réduire le nombre de mouvements aériens.

Nous demandons pour qu'un PSIA soit admissible que :

1. soit instauré un couvre-feu aérien nocturne entre 22h et 06h, sauf exception sanitaire ou diplomatique, garantissant 8 heures de sommeil la nuit toute l'année tel que recommandé par l'OMS. 2. qu'y soit inscrit qu'une approche segmentée en piste 23 sur le petit lac deviendra effective dès que les méthodes GBAS deviendront réglementées. Qu'entre temps, la méthode Radar autorise le déplacement des trajectoires vers le milieu du petit lac.

Notre assemblée générale 2017 n'a pas pu se tenir car nous étions en attente de ce PSIA d'une part et, d'autre part, nous attendons toujours un rapport demandé à Me. Corinne Lepage sur les possibles actions juridiques à mener contre l'Etat français qui nous a abandonné.

À prochainement en 2018.

Bien à vous

Georges Ryser, Président de l'AFRAG