Association française des riverains de l'aéroport de Genève (AFRAG)

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jeudi 30 novembre 2017

Mot du Président-PSIA et mot d'ordre

Chers membres et amis de l'AFRAG,

Ce mot pour vous alerter que le PSIA est dès maintenant en consultation pour les particuliers français et suisses jusqu'au 8 janvier, alors qu'ils ont mis des années pour le rédiger. Vous devez y répondre personnellement, car une fois qu'il sera adopté, vous n'aurez plus qu'à vous boucher encore davantage les oreilles et le nez sans recours possible.

Le Plan sectoriel de l'infrastructure aéronautique (PSIA) est l'instrument de planification et de coordination de la Confédération pour l’aviation civile. Le projet de fiche PSIA relatif à l’aéroport de Genève est mis en consultation du 22 novembre 2017 au 8 janvier 2018 (information/participation de la population) et du 22 novembre 2017 au 16 mars 2018 (consultation des autorités).

La fiche définit le cadre d’exploitation et de développement de l’infrastructure de l’aéroport de Genève à l’horizon 2030. Elle détermine notamment:

le rôle et la fonction de l’aéroport; les conditions générales de l’exploitation; le territoire exposé au bruit; l'aire de limitation d’obstacles; le périmètre d’aérodrome, qui délimite la zone occupée par les installations aéroportuaires et doit, sauf exception, être dépourvu d’obstacles pour que la sécurité de l’aviation soit assurée; les principes en matière de compensation et de remplacement écologiques; les principes relatifs à la qualité de l’accessibilité terrestre à l’aéroport (mobilité) et à son intégration dans le réseau de transports global. La fiche PSIA de l'aéroport de Genève ainsi que d''autres documents sont consultables sur le site Internet de Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), à l'adresse: http://www.bazl.admin.ch/psia-participation.

Nous vous proposons comme réponse à l'OFAC le texte ci-dessous, à envoyer avant le 8 janvier 2018 à l'adresse suivante:

Office Fédéral de l'Aviation Civile - OFAC

Projet PSIA de Genève

Case Postale

3003 BERNE

Préambule: L'aéroport de Genève doit être au service de la population et non au service du marché des compagnies aériennes. Le bien-être, la santé, la qualité de vie, la pureté de l'air, le climat doivent primer sur toute autre considération. L'humain passe avant la machine. Primum non nocere.

Depuis l'année 2000, la situation n'est plus acceptable.

L'industrie aéroportuaire est la plus sale qui soit et mérite de ce fait les restriction d'exploitation les plus sévères, d'autant plus en milieu urbain. Il est utopique de compter sur de futures améliorations techniques pour espérer rendre la situation satisfaisante du point de vue environnemental.

Plus de mouvements aériens égale plus de bruit, plus de pollution, plus de réchauffement climatique. Face aux engagements internationaux pris par la Suisse et la France sur le climat et la qualité de l'air, il n'y a pas d'autres solutions crédibles que de réduire le nombre de mouvements aériens.

Nous demandons pour qu'un PSIA soit admissible que :

1. soit instauré un couvre-feu aérien nocturne entre 22h et 06h, sauf exception sanitaire ou diplomatique, garantissant 8 heures de sommeil la nuit toute l'année tel que recommandé par l'OMS. 2. qu'y soit inscrit qu'une approche segmentée en piste 23 sur le petit lac deviendra effective dès que les méthodes GBAS deviendront réglementées. Qu'entre temps, la méthode Radar autorise le déplacement des trajectoires vers le milieu du petit lac.

Notre assemblée générale 2017 n'a pas pu se tenir car nous étions en attente de ce PSIA d'une part et, d'autre part, nous attendons toujours un rapport demandé à Me. Corinne Lepage sur les possibles actions juridiques à mener contre l'Etat français qui nous a abandonné.

À prochainement en 2018.

Bien à vous

Georges Ryser, Président de l'AFRAG

discours aux citoyens pas encore convaincus

L’aéroport de Genève date de 1920. Il n’y a plus beaucoup d’aéroports internationaux en service datant de cette époque, et encore moins qui n’aie qu’une seule piste. L’aéroport de Genève est en plus celui au monde qui est le plus proche du centre ville, et donc, qui gêne le plus de gens.

On pourrait penser que cela suffit, qu’il a fait le plein, que c’est déjà trop et qu’il a fait son temps. Eh bien, non !

Le PSIA qui le concerne, et qui va écrire dans le marbre son règlement d’exploitation, et qui devrait être adopté éventuellement en 2018, prévoit toujours la poursuite de son développement, malgré les recours de 2001 qui estimaient alors que c’était déjà trop.

Ainsi, on passerait de 15 millions de passagers en 2015 à 25 millions en 2030. Le directeur de l’aéroport a même parlé de 30 millions de passagers en 2036.

Les cadences de mouvements aériens devraient s’accélérer pour arriver à un atterrissage ou un décollage chaque 90 secondes, et sur une seule piste, et ceci, comme actuellement de 06h à minuit avec une tolérance d’une demi-heure si l’avion prévu a du retard.

Il y a déjà un règlement européen (1) qui exige des contraintes d’exploitation plus sévères pour les aéroports urbains, tel London City, Belfast City, Stockholm-Bromma, Berlin-Tempelhof, mais Genève reste passive. Alors qu’à Berlin, on construit un nouvel aéroport loin de la ville avant de détruire les anciens Tempelhof et Tegel.

D’autres aéroports en Europe, même plus importants que celui de Genève, ferment déjà à 23h, tels qu’Orly, Francfort, voir Zürich.

Donc, contrairement à toute attente, Genève aéroport prévoit de continuer sa croissance et ses nuisances, reflétée par sa consommation annuelle de kérosène qui a doublé depuis 2002 et qui aura triplé en 2030 (2). L’aéroport a consommé 491 millions de litres de kérosène en 2016. Cela correspond à la quantité de carburant nécessaire pour faire circuler pendant 15.000 kilomètres 363.703 voitures diesel à raison de 9 L/100 km.

Mais, savez-vous que le kérosène n‘est pas taxé ? Et ce, partout dans le monde. Le lobby aérien tout puissant a même réussit, lors de la Cop21 à Paris, à ce qu’on n’y parle pas de transport aérien. Si ce kérosène était taxé en Suisse, au taux de 74 cts le litre comme le reste des carburants, cela rapporterait à l’Etat, et seulement à Genève, 363 millions de Francs par an. Il y aurait de quoi rembourser les dettes ou remplir la Caisse de retraite des fonctionnaires.

Le kérosène, c’est du mazout ou du diesel. C’est du lourd et du très polluant. Les moteurs d’avion n’ont pas de catalyseur. Ils relâchent non seulement du CO2, des oxydes d’azote, du carburant non brûlé mais beaucoup de particules fines, et ce, à toutes les altitudes jusqu’à la stratosphère.

Je ne vous parle pas des dégâts pour la santé, mais avez-vous entendu parler du réchauffement climatique ? Eh bien, l’aviation en est beaucoup plus responsable qu’on le dit dans les médias.

Le lobby aérien incrimine les transports terrestres, les industries, le chauffage des particuliers, sauf que ceux-ci sont soumis à des contrôles stricts d’émission de particules, sont équipés de catalyseurs et, en plus, passent de plus en plus rapidement au tout électrique.

Ce n’est pas le cas du transport aérien qui va utiliser le kérosène pour encore des décennies et des décennies. Donc, fatalement, la part du transport aérien dans le réchauffement climatique va continuer à augmenter. Déjà maintenant elle est énorme, mais elle est minimisée parce qu’on n‘arrive pas à mesurer et de là à quantifier les conséquences de toutes ces particules et du CO2 relâché à 10.000 mètres d’altitude.

Tout ce que l’on sait, c’est que le CO2 capte la chaleur, et que relâché dans la stratosphère, il va mettre des décennies avant de perdre cette propriété. Il ne fait donc que s’accumuler avec comme conséquence un réchauffement inexorable.

Vous direz que Genève est bien petite face à un problème planétaire. Sauf que les Genevois et les Suisses voyagent beaucoup, et que proportionnellement ils polluent beaucoup plus que les autres. On estime que les Suisses prennent l’avion deux fois plus que les autres citoyens européens. On a même calculé que chaque Suisse voyage en avion une fois et demi par an pour une distance équivalente à un aller-retour Suisse-îles Canaries (3).

Cet engouement pour les voyages aériens est nocif pour la santé de la planète et celle des riverains. Le procédé le plus efficace pour y remédier serait de diminuer l’offre et la renchérir. C’est-à-dire, interdire atterrissages et décollages entre 22h et 06h ou 23h-07h. Savez-vous qu’ici à Genève il y a eu, en 2016, 10’212 mouvements aériens entre 22h et 06h, soit 5,4% du total, alors qu’en 1998 il n’y en avait que 3’987, soit 2,6% du total. Cette évolution au dépends du sommeil des riverains s’est faite sans consultation aucune de la population. Est-ce normal ?

Un couvre-feu aérien nocturne, dès 22h, permettrait aussi de mettre en pratique les recommandations de l’OMS (dont le siège, oh cocasse ! est à Genève) pour obtenir 8h de sommeil ininterrompu pour un adulte.

On peut aussi renchérir les billets avec une TVA dissuasive (actuellement il n’y en a pas), en taxant le kérosène (comme dit précédemment), en rajoutant une taxe de pollueur-payeur véritablement significative. On peut faire le parallèle avec le tabagisme, contre lequel la seule mesure à peu près efficace a été l’augmentation du prix du paquet de cigarettes.

Vous pensez que cela est impossible, que les milieux économiques vont crier à la faillite ou au chômage, qu’on va tuer par ces mesures la poule aux œufs d’or ? Pas du tout.

Oui, l’aéroport est utile à Genève. Mais sa croissance actuelle dépasse de très loin sa réelle utilité. Nous sommes entrés dans l’ère des vols futiles qui n’apportent rien à la collectivité. La courbe de croissance économique de la région et celle du trafic aérien ne sont pas du tout parallèles. Alors que la croissance économique de la région genevoise est plutôt à la peine, celle de l’aéroport persiste à croitre.

Les voyageurs pour affaire ou pour raison professionnelle prenant l’avion ne sont que 14% du total. Les vacances et plaisirs occupent le 53%, et les 33 % restant sont consacrés à la famille et aux études (4). Les hommes d’affaires étant également des gens ordinaires travaillant aux heures de bureau et se couchant avant 23h.

Le tourisme de façon générale, et tous transports confondus, ne représente à Genève que 3% du PIB (5), un tourisme qui pour la plupart ne fait que transiter par Genève pour aller dans d’autres Cantons. La balance touristique qui d’un côté (actif) représente les dépenses des touristes étrangers en Suisse, et de l’autre (passif) les dépenses des Suisse à l’étranger, penche régulièrement année après année toujours plus du côté négatif (6).

Tout cela pour dire que l’aéroport de Genève ne représente pas du tout le moteur économique qu’il pense être. Depuis 1920, il a représenté pour les Genevois, un gouffre à investissements qui n’a jamais été remboursé.

Actuellement, l’aéroport rapporte à l’Etat 40 millions de Frs par an, dont la moitié provient de l’activité des commerces et des parkings (7), mais il demande 1- 3 milliards de Frs à l’Etat (oui ! des milliards) comme investissement pour pouvoir répondre aux objectifs du PSIA. Au fou ! Mais dans quel monde vit-on ?

Une somme pareille ne sera jamais remboursée et ne fera qu’accroitre la dette déjà colossale du Canton de Genève. C’est sûr qu’une somme pareille fait saliver tous les entrepreneurs du Canton, mais quel en est l’intérêt pour les citoyens ordinaires ?

Nous voyons bien que l’aéroport de Genève, sa situation et son activité créent une multitude de problèmes qui méritent discussions, consensus et décisions. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui encore les citoyens ordinaires soient exclus de décisions prises à Berne et qui ont un impact énorme sur le bien-être, leur santé, sur la qualité de l’air. Ce sont principalement les habitants de la Rive droite qui sont impacté et il est choquant de constater que la majorité des représentants au Grand Conseil et au Conseil d’Etat, (6/7) qui habitent sur la Rive gauche, n’ont aucune empathie et compréhension pour les citoyens de l’autre rive et qu’ils se satisfassent de la situation actuelle et à venir.

Il est choquant de constater que certains partis ne pensent qu’au fric et à eux-mêmes.

Le système actuel de représentation au Conseil d’Administration de l’Aéroport n’est qu’un conseil d’enregistrement qui administre mais ne décide pas de stratégie aérienne et qui, en plus, est soumis au secret de fonction, et court-circuite ainsi les citoyens ordinaires.

Nous n’avons pas parlé de bruit, mais cela va de soit. Ce n’est un secret pour personne qu’à Genève beaucoup de personnes souffrent du bruit causé par le trafic aérien. Ce qui est surprenant c’est que cela ne suscite aucune colère dans l’opinion publique, cela n’émeut pas les consciences. Au sein des partis politiques, cela ne se discute, et encore, que dans l’aparté des comités directeurs, et puis c’est si facile de ne rien faire et de se décharger sur la Confédération et le DETEC.

Sachez cependant que le lobby aérien a inventé les courbes de niveau de bruit, que celles-ci sont calculées et non mesurées, qu’elles mentionnent une moyenne de bruit alors que l’oreille humaine n’entend pas une moyenne, mais est affectée par le maximum de chaque bruit. Tout ceci pour faire croire que le bruit est moindre que ce qu’il est vraiment. En plus, les calculs datent de 2009 et ils ont été effectués sur les données de l’an 2000. Et on nous demande d’adopter le PSIA en 2018 sur ces résultats? De qui se moque-t-on ? On n’ose pas en haut lieu mesurer le bruit réel avec de vrais sonomètres et publier les résultats.

Le lobby aérien (toujours lui) noyaute, comme d’autres lobbyistes, et influence tous les parlements mais surtout il occupe et dirige l’OFAC, et donc toute la politique aérienne suisse. La cheffe du DETEC même ne fait que signer leur rapport (8).

Le juge de la Commission Fédérale de recours en matière d’infrastructures et d’environnement avait exigé en 2006 que l’OFAC prenne une décision administrative en 2010 sur le plafonnement des vols nocturnes au niveau de 1998 ou un couvre-feu. Eh bien, l’OFAC en 2012 a décidé qu’il ne pouvait pas décider puisque le PSIA pour Genève n’existait pas encore. Maintenant, en 2017, le protocole PSIA mis en consultation par l’OFAC ne parle non seulement pas du tout de couvre-feu, à 23h par exemple mais pire encore il indique que le bruit des vols nocturnes sera plafonné aux valeurs obtenues en 2020. Donc, le PSIA risque d’être adopté avant que les nouvelles zones de bruit aérien soient connues. L’OFAC est scandaleusement juge et partie, et impunément fait tout pour que les avions volent et toujours davantage. Les riverains ? Elle ne connaît pas.

On nous ment, on nous trompe, on nous vole et l’Etat est complice. Il n’existe plus d’impératif moral en politique et le citoyen n’a qu’à se taire. L’OFAC se comporte comme le bailli Geisler où tous les Genevois et Français devront se plier devant ce PSIA scandaleux. Les élus qui l’ont permis ne méritent pas leur élection et devront rendre comptes.

Que se passerait-il si les vols cessaient à Cointrin dès 22h ?

Les compagnies aériennes ne seraient pas contentes, surtout Easyjet.

Il y aurait une petite douzaine d’emplois en moins.

On ne verrait aucune influence sur le PIB.

Les hommes d’affaires seraient déjà rentrés chez eux.

Skyguide pourrait souffler et la police des frontières aussi.

Les riverains pourraient dormir et profiter d’un environnement un peu plus propre et sain la nuit alors que les habitants de la rive gauche ne remarqueraient rien.

Est-ce trop demander ?

Sinon, la vraie réponse pour ce vieil aéroport, c’est d’avoir le courage de ne le garder que pour le monde diplomatique, celui des affaires et de la finance, comme celui de London-City. Il faut créer au XXIe siècle un nouvel aéroport quelque part au milieu de la Suisse, consacré essentiellement aux charters et compagnies « low-costs », afin d’endiguer la vogue populaire des voyages aériens pour les vacances ou le tourisme, L’aéroport de Genève, avec ses accès déjà saturés et ses contraintes environnementales, n’est pas fait pour répondre à cette demande. Les Neuchâtelois, vaudois, valaisans devraient prendre leur part de nuisances également. L’aérogare de Genève ne peut pas rester le dépotoir aérien unique de la Suisse Romande. Quant aux Français de la Région, ils ont déjà pris plus que leur part puisque le Canton de Genève possède 150km de frontières avec la France contre seulement 4 km avec le reste de la Suisse.

En résumé, contestez le PSIA tel qu’il est conçu actuellement en exigeant d’une part que les vols de nuit doivent cesser entre 22h et 06h et d’autre part qu’il soit inclus un paragraphe exigeant que soit inscrit une approche segmentée en piste 23 sur le petit lac devenant effective dès que les méthodes GBAS seront réglementaires. Qu’entre temps, la méthode Radar autorise le déplacement des trajectoires vers le milieu du petit lac. À ces conditions, l’aéroport de Genève peut survivre et les riverains aussi. Georges Ryser

Références : (1) Directive 2002/30/CE règlement (CE) N° 1137/2008 (2) www.ge.ch/statistique/tel/domaines/08/08_03/T_08_03_5_02.xls (3) www.lematin.ch/suisse/Les-Suisses-champions-des-vols-en-avion/story/10991243 (4) www.globe-trotting.com/single-post/2016/09/30/Tourisme-2015-Chiffres-Clés-et-Tendance (5) http://www.ge.ch/statistique/tel/publications/1999/analyses/communications/an-cs-1999-07.pdf (6) www.rts.ch/.../suisse/8744304-la-balance-touristique-devient-pour-la-premiere- (7) rapport annuel 2016 aéroport de Genève (8) www.bazl.admin.ch/.../politique/politique.../rapport-sur-la-politique-aeronautiq...

Sites Web : www.carpe.ch; www.aragge.ch; www.afrag.org; www.climatgeneve.ch; www.ate.ch; www.atcr-aig.com; www.adra-bale-mulhouse.fr; www.flugemissionen.ch/klug/; ; www.uecna.eu;

vendredi 28 octobre 2016

Ce qui c'est dit à l'assemblée générale de l'AFRAG du 20.10.2016

Mesdames, Messieurs, chers amis de l’AFRAG,

Merci de votre présence à notre 18è assemblée générale ordinaire. Je remercie la Commune de Nernier et son Maire pour leur soutien indéfectible et pour nous offrir la disponibilité de cette salle. Je remercie aussi chaleureusement la Commune de Messery qui a soutenu l’AFRAG en 2015 à la hauteur de 1000 €. Je remercie enfin tous les membres qui se sont excusés de leur absence ce soir.

Suite de la présentation : téléchargez le .pdf

lundi 17 août 2015

Discours prononcé et PV de l’assemblée générale de l’AFRAG du 30 juillet 2015 concernant notre combat juridique

Chers membres et amis de l’AFRAG,

Nous avons perdu devant le TAF, et nous l’avons appris le 16 juin 2015.

Nous avons perdu le combat juridique que nous avions entamé 14 ans plus tôt avec notre recours contre la décision de l’OFAC du 31 mai 2001. Cette décision de l’OFAC, (office fédéral de l’aviation civile) malgré notre opposition, accordait à l’aéroport de Genève le renouvellement de sa concession pour 50 ans et approuvait son nouveau règlement d’exploitation et ainsi le bien fondé de toutes les trajectoires aériennes prévues pour l’atterrissage et le décollage.

Nous avons contesté cette décision, comme aussi les communes de Chens, Messery et Nernier, devant l’ancienne commission fédérale de recours en matière d’infrastructures et d’environnement, la CRINEN. Cette commission, le 23 mars 2006, a partiellement admis le recours et a décidé d’astreindre l’aéroport de Genève à réexaminer la faisabilité d’une approche segmentée, au milieu du petit lac, dans un délai de 4 ans, d’en établir un rapport et qu’ensuite l’OFAC devrait statuer administrativement.

Lire tout le texte en format .PDF

dimanche 23 novembre 2014

Présentation à l'AG de 2014 | Comptes et trajectoires proposées par l'AFRAG

Découvrez la présentation de l'assemblée générale de novembre 2014, avec notamment les propositions de trajectoires de l'AFRAG (présentation, novembre 2014.pdf).

image ag 2014

PV de l'assemblée générale, novembre 2014

Après les remerciements d’usage pour ceux qui se sont déplacés, les absents qui se sont excusés, et pour la Mairie de Nernier, la 16è assemblée générale de l’AFRAG est ouverte.

Le Président rappelle encore que le but de l’AFRAG a toujours été de diminuer les nuisances causées par les avions qui nous survolent, entre autre en les déplaçant vers le milieu du lac, et en limitant les vols de nuit.

Les comptes de l’AFRAG sont présentés par le Trésorier, M. Pascal Favre, puis sont adoptés par l’assemblée sans contestation.

Le Président résume la situation. Après 12 ans de procédure et sous l’injonction de la CRINEN, l’OFAC a refusé le 12 septembre 2012 d’envisager une autre approche d’atterrissage que celle existante aujourd’hui. Nous avons recouru contre cette décision de l’OFAC auprès du Tribunal Administratif Fédéral le 15 octobre 2012.

De cette manière nous avons engagé un combat juridique en quatre manches. La réponse de l’AIG et de l’OFAC à notre recours a été déposée au TAF le 31 janvier 2013.

Notre réplique à celle-ci date du 22 avril 2013.

À nos arguments d’experts, l’AIG et l’OFAC ont répondu le 10 juillet 2013.

À la suite de quoi le TAF a envoyé l’ensemble du dossier pour consultation et avis au DETEC, à l’OFEV, à l’Etat de Genève et aux Maires de Chens, Messery et Nernier.

Une fois reçu leurs commentaires, le TAF nous a demandé de répondre à tous les arguments présentés par nos adversaires, ce que nous faisons le 10 décembre 2013. Sur 19 pages et en 7 points, nous démontons tout le dossier soutenu par l’OFAC.

La quadruplique de l’AIG et de l’OFAC date du 21 février 2014 et elle conclut comme toujours que « force est d’admettre qu’une approche segmentée empruntant le milieu du lac ne peut pas remplacer la procédure d’approche actuelle. Une telle approche segmentée n’est d’une part pas conforme aux normes de l’OACI et représente d’autre part un facteur d’augmentation du risque d’accidents à l’atterrissage ».

En principe, après la quadruplique l’affaire est en jugement, sauf si le Tribunal juge nécessaire un nouvel échange d’écriture, mais les recourants demeurent libres de déposer une écriture s’ils le souhaitent, mais les preuves ainsi offertes ne peuvent être prises en compte que si elles paraissent propres à élucider les faits.

Nonobstant, sur notre demande, M. François Lüginbuhl, le précédent Maire de Nernier, a encore envoyé une lettre au TAF le 17 mars 2104 en s’étonnant, qu’avant 1988, l’approche segmentée existait pourtant et plus depuis.

Et nous-même avons aussi de notre côté adressé au TAF une écriture appelée « motu proprio » le 3 avril 2014.

Depuis lors, silence radio ! Nous n’avons aucune nouvelle officielle et nos adversaires n’ont rien écrits de plus au TAF.

En téléphonant au Greffier du TAF, nous savons cependant que l’affaire est en jugement et que 3 juges s’y attellent et qu’ils décideront vraisemblablement avant la fin de cette année.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé cette année de tenir notre assemblée générale le plus tard possible, mais à ce jour, cette décision finale ne nous est pas encore parvenue.

Pour le côté politique et français des choses, nous rappelons que nous avions eu un entretien à Paris à la DGAC en avril 2013. Là, nos interlocuteurs nous avaient promis de parler en notre faveur directement avec leurs collègues suisses de l’OFAC pour régler notre problème. Une lettre du Délégué aux Transports, M. Frédéric Cuvillier, du 12 août 2013 confirmait au Député Marc Francina que la DGAC analysait la possibilité de trouver une trajectoire alternative avec l’OFAC.

Mais nos différentes demandes d’être associés ou consultés dans ces démarches n’ont pas reçu de réponses. Nous avons aussi essayé d’obtenir un nouveau rendez-vous avec la DGAC, soit en leur écrivant directement, soit par l’entremise du Député Européen Michel Dantin et celle de M. Marc Francina, déjà en novembre 2013, puis en mars et mai 2014. Sans succès, et en plus le Ministre Délégué aux Transports a changé le 26 août. Il ne voulait plus continuer dans son rôle et a été remplacé par M. Alain Vidiales.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui et ce que l’on pouvait vous dire. Dès que nous aurons la décision du TAF nous la communiquerons par mail à nos membres qui ont une telle adresse, sinon par courrier postal pour les autres. Nous l’inclurons également sur notre site internet www.afrag.org

Nous avons aussi appris récemment, en consultant les journaux, qu’une approche segmentée a pourtant bien été mise en service à Zürich. Pour l’expliquer à l’assemblée, la parole est donnée à M. Pascal Favre. Celui-ci explique clairement le système actuel de l’ILS, notre proposition d’approche segmentée en transition RNAV-ILS et celle de l’OFAC. Il explique également le système GBAS (global base augmentation system) qui permet une approche courbée très souple et précise, lequel a été expérimenté et autorisé à Zürich par un avion Swiss sur la piste normale le 16 octobre 2014. Cela est certainement la solution future pour résoudre définitivement notre problème d’approche coudée en piste 23, bien que celle-ci soit pourtant praticable maintenant.

La soirée continue avec l’intervention de M. François Perillon, représentant l’association Noé21. Il nous parle des projets d’agrandissement de l’aéroport et particulièrement du projet de nouvelle aile Est pour y installer des avions gros porteurs. La mobilisation contre ce projet de plusieurs associations dont le WWF a permit enfin un dialogue avec l’aéroport de Genève. À la suite de quoi le projet a été redimensionné à la satisfaction de toutes les parties et les oppositions ont été retirées. Il y a cependant dans les tiroirs de l’aéroport une série de projets dispendieux et mégalomanes qui vont apparaître un jour et qui nécessiteront toute notre attention et une coalition des différentes associations de riverains de l’aéroport. La vraie question est : qu’elle est la limite tolérable pour l’environnement au développement de l’aéroport ?

La séance est levée vers 22h, suivie d’un verre de l’amitié.

mardi 7 octobre 2014

Invitation à l'assemblée générale ordinaire | Nernier, vendredi 21 novembre 2014 à 20h

Vendredi 21 novembre 2014  à  20h00
Salle de la Mairie de NERNIER

Après l’intense activité déployée en 2013 et la réception de la quadruplique de l’AIG et de l’OFAC en mars 2014, notre affaire devant le Tribunal Administratif Fédéral est actuellement en jugement.

Nous vous attendons nombreux pour vous donner plus de détail et répondre à vos questions.

Nous accueillerons aussi M. Renaud Dupuis, de l’Association Noé21, qui nous parlera de la problématique du CO2 dans le transport aérien et de ses implications.

ORDRE DU JOUR :

1) Approbation des comptes
2) Information sur la procédure devant le Tribunal administratif fédéral
3) Information sur les démarches au niveau politique
4) Cotisations 2014
6) Exposé de M. Roland Dupuis de Noé21
7) Questions et suggestions

Si vous ne l’avez pas déjà fait, vous pourrez vous acquitter sur place de votre cotisations 2014 à notre trésorier, M. Pascal Favre.
La cotisation se monte à 10€ de base + 1€ par personne intéressée par l’AFRAG faisant partie de la famille. Ainsi une personne égale 11€, deux personnes 12€, quatre personnes 14€, ainsi de suite.

                            M.Georges RYSER
                            Président AFRAG

 

samedi 30 août 2014

Activités | Dernières nouvelles concernant nos relations avec différentes autorités


En anticipation de l’Assemblée Générale 2014 de l’Afrag qui aura lieu en octobre novembre, nous vous informons :

- que en 2012 l’OFAC (Office Fédéral de l’Aviation Civile) a rejeté tous les recours concernant une approche segmentée évitant le survol de la presque-île du Léman

- que seule l’AFRAG a fait recours contre cette décision dans le délai imparti de 30 jours

- que Afrag a reçu de nombreux soutiens financiers pour supporter ce recours. Ainsi, deux expertises par deux sociétés expertes en navigation aérienne ont confirmé la faisabilité de l’approche par le milieu du Petit Lac.

- que suite aux nombreux échanges d’écritures qui ont duré jusqu’en mars 2014, le jugement est en cours auprès du Tribunal administratif fédéral

- que Afrag espère recevoir une décision encore en 2014

- que Afrag a été reçue par la DGAC (Direction Générale de L’Aviation Civile) à Paris en 2013 afin de présenter nos doléances et la situation sur la plan juridique

- que le secrétaire d’état aux transports, M. Frédéric Cuvillier nous a apporté son soutien

- que M. Cuvillier a mentionné dans un courrier que la DGAC étudiait une approche alternative qui devrait être négociée avec l’OFAC

- que nous n’avons reçu aucune réponse à nos nombreuses demandes afin de rencontrer la DGAC et prendre connaissance de cette approche alternative

Premier billet

Je suis le premier billet. Modifiez moi.

mercredi 30 juillet 2014

Objectifs principaux de l'AFRAG | Déplacement vers le milieu du Petit Lac de la trajectoire d’atterrissage actuelle longeant la rive française et limitation des vols de nuit

Actions de l'association

• Recours contre le renouvellement inconditionnel de la concession de l'aéroport de Genève

• Contacts avec les élus locaux, les politiques et les autres associations de riverains de l'aéroport

• Information aux riverains

Objectifs principaux : déplacement vers le milieu du Petit Lac de la trajectoire d’atterrissage actuelle longeant la rive française et limitation des vols de nuit

trajectoires

vendredi 1 novembre 2013

PV de l’Assemblée Extraordinaire de l’AFRAG du 1 novembre 2013

PV 2013Télécharger le PV en format .pdf

vendredi 2 novembre 2012

PV de l'assemblée extraordinaire, novembre 2012

PROCES VERBAL de l’Assemblée Extraordinaire de l’AFRAG du 2 novembre 2012

Lire le PV en format .pd2012 extraordinairef

jeudi 30 août 2012

Témoignez à chaque fois qu'un avion exagère !

A chaque fois qu'un avion exagère, contactez le Responsable environnement de l'aéroport de Genève, en lui fournissant toutes les informations disponibles (heure, endroit, compagnie, raisons du dérangement) - Tel : +41 22-798 43 77 / Fax : +41 22 798 43 77 / environnement (@) gva.ch / http://www.gva.ch

mardi 21 août 2012

PV de l'assemblée générale, août 2012

Compte-Rendu de la 13ème assemblée générale de l’AFRAG, 2012 à la Mairie de Nernier.

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lundi 24 octobre 2011

Message du Président de l'AFRAG lors de l'assemblée générale, octobre 2011

Mesdames, Messieurs, chers amis et membres de l’AFRAG,

Nous ouvrons, ce 13 octobre 2011, notre douzième assemblée générale, toujours dans cette salle de la Mairie de Nernier. Nous profitons de remercier son Maire, M.François Luginbühl, et la municipalité de leurs soutien indéfectible pour la cause que nous défendons. Nous avons déploré cette année le décès de M.François Mugnier, conseiller général et sympathisant de l’AFRAG, et celui de M.Jean-Michel Ruffin, secrétaire néronien de l’ATCR, qui a tout fait pour que le sonomètre de Nernier soit installé sur le toit de la Mairie. Nous lui sommes donc très reconnaissant et adressons ici nos sincères condoléances à sa famille. La vie passe, mais les bruits restent. À nous d’agir pour qu’ils diminuent.

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jeudi 13 octobre 2011

PV de l’Assemblée Extraordinaire de l’AFRAG du 13 octobre 2011

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samedi 30 octobre 2010

Message du Président de l'AFRAG lors de l'assemblée générale, octobre 2010

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vendredi 30 octobre 2009

Message du Président de l'AFRAG lors de l'assemblée générale, octobre 2009

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jeudi 30 octobre 2008

PV de l'assemblée générale, octobre 2008

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mardi 30 octobre 2007

PV de l'assemblée générale, octobre 2007

Procès verbal de l'Assemblée générale ordinaire du 11 octobre 2007 20:00 - Salle de réunion de la mairie de Nernier

Le Président déclare l’assemblée générale 2007 ouverte. Il remercie ceux qui se sont déplacés et ceux qui se sont excusés de ne pas être parmi nous ce soir, dont M.Marc Francina, député de Haute-Savoie et M. Alain Morizon de l’association L.A.C. Nous remercions la Mairie de Nernier et son Maire, M.Paul Fort, ici présent, de mettre ce local à notre disposition. Le moment attendu de cette assemblée sera la conférence de M Pascal.Hochstrasser de Skyguide, de sorte que l’ordre du jour est attaqué d’emblée. 1. M.Gino Mazzariol, trésorier présente son rapport. 2. La vérificatrice des comptes, Mme Diana Vasquez, présente le sien 3. L’assemblée approuve ces comptes, sans contestations ni remarques. C’est au tour de l’élection des membres du Comité. Election qui a lieu tous les deux ans, selon nos statuts. Nos membres sont rééligibles, et, à défaut de candidats, sont prêt à poursuivre leurs tâches. M. Bernard Duret de Messery s’est proposé pour faire partie du comité. L’assemblée générale l’accepte au comité en le chargeant des relations et communications locales entre l’Afrag et les différentes communes et associations du Bas-Chablais. C’est sûr que le Président et le Vice-Président de notre association ont le rôle prépondérant dans le comité de l’Afrag, mais il serait souhaitable qu’il y ait du sang neuf à ces postes avec une nouvelle dynamique et vision des choses. Un passage par la Vice-Présidence serait utile pour se tenir au courant des affaires passées et présentes avant de reprendre la Présidence. M.Lars Thorndahl n’envisage pas de reprendre la place de Président. Par contre, lui-même, céderait son poste de Vice-Président à quelqu’un désireux de reprendre les rênes de l’association dans deux ans ou plus. Voilà la situation et la question posée : qui est intéressé par la Vice.présidence ? Personne se propose. L’ancien Comité est réélu, plus M.Bernard Duret. Cotisation 2008 : inchangé . 10 Euro de base + un Euro pour chaque personne intéressée par l’Afrag dans un ménage . Donc une personne égal 11 Euro, deux personne 12 Euro,etc. Compte-rendu des activités de l’association depuis notre dernière assemblée générale du 26 octobre 2006 : - En Janvier 07, le Président a présenté l’Afrag à l’association L.A.C. (littoral action commune) à Chens sur Léman et ensuite parlé de la pollution causée par le trafic aérien et ses conséquences sur le réchauffement et la modification du climat. - En février, le Président a adressé la lettre suivante au directeur de l’OFAC, avec copie à M.Marc Francina, au directeur de l’aviation civile Centre-Est à Lyon , et à l’office fédéral de l’Environnement.

 ------------------------------ A F R A G Association française des Riverains de l’Aéroport de Genève Président Mr.Georges RYSER M. le Directeur Général Office Fédéral de l’Aviation Civile Maulbeerstrasse 9 3003 BERNE Nernier, le 27 février 2007 Monsieur le Directeur, Selon la décision du 23 mars 2006 de la Commission de Recours en matière d'Infrastructures et d'Environnement ( CRINEN), vous allez bientôt avoir la responsabilité de statuer sur les vols de nuit impliquant l'aéroport international de Genève, ( AIG). à la suite des rapports que cette commission a imposé à l’AIG de vous fournir d'ici fin mars 2007. La responsabilité de cette décision vous appartiendra sans partage. J'aimerai cependant vous rappeler que c'est le bruit qui dérange les populations des régions de Nernier, Messery, Chens s/Léman et Yvoire, et la nuit plus encore que le jour. Vu l'augmentation prévue du trafic aérien , vous ne pouvez pas ne pas en tenir compte, ne rien faire et laisser faire comme l'AIG l’a programmé. Par ailleurs, il n'a pas pu vous échapper que le transport aérien est impliqué dans le réchauffement de la planète. Les évidences scientifiques ne sont officiellement plus remises en question sur ce sujet. Que ce soit les émissions aériennes des polluants dans la stratosphère ( stratosfear !) qui modifient l'atmosphère terrestre 100x plus longtemps que si ces émissions étaient relâchées au sol et contribuent ainsi 30x plus au réchauffement de la planète, soit l'équivalent aux émissions mondiales de tout le trafic des voitures. ( voir Aviation & Sustainability par J.Whitelegg du Stockholm Environment Institute, juillet 04) ( voir aussi www. aeroportwatch.org ). Que ce soit les vapeurs d'eau rejetées en haute altitude, faisant obstacle au refroidissement de la terre la nuit ( Nature 441:864-867, du 15.6.06) Ce réchauffement est plus remarqué en montagne qu'en plaine, en hiver qu'en été, la nuit que le jour. D'où la fonte des glaciers et la perte de cette source d'eau douce. Dans les faits la région alpine se réchauffe 2x plus vite que le reste de la planète ! Au vu de ces évidences scientifiques, il faudrait interdire les vols de nuit et contourner le massif alpin, et encore davantage en hiver. Pour toutes ces raisons, nous espérons que vous allez faire preuve de courage en interdisant officiellement tout trafic aérien la nuit , avec au minimum 7 heures en été de couvre-feu et 9 heures en hiver. Veuillez accepter, Monsieur le Directeur, mes salutations les plus respectueuses. Georges Ryser

---------------------------------- La réponse à cette lettre est parvenue le 15 mars 07. Elle dit qu’ils n’attendent pas la réponse de l’AIG avant le 23 mai, tenant compte de tous les jours fériés juridiques. Cela a été confirmé par le directeur de l’AIG ., M.Robert Deillon à l’assemblée de l’ATCR , à laquelle notre Président avaist assisté. Le directeur de l’aéroport n’a rien voulu en dire . M.Raymond Cron dans sa lettre dit qu’ils sont effectivement préoccupés à l’OFAC par les questions environnementales, mais que pour l’instant ils s’en tiennent aux conclusions d’un consensus scientifique qu’il communique dans une notice annexée. Cette notice dit qu’aujourd’hui, l’impact global sur le climat causé par le trafic aérien est faible comparé aux autres sources humaines de combustion fossile. En vue de minimiser l’impact sur les changements climatiques, la priorité à long terme pour l’aviation c’est de minimiser les émissions de CO2. Et la priorité à court terme, c’est de minimiser les émissions d’oxyde d’azote.

------------------------------- En juillet , le Président adresse ce message à M Marc.Francina : Monsieur le Député, Permettez- moi d’abord de vous féliciter pour votre élection éclatante. Je profite de cette actuelle dynamique politique pour vous rappeler que votre influence à Paris est déterminante, également sur le sujet du survol du Bas Chablais par le trafic aérien induit par l’aéroport de Genève. Il s’est mis en place une union, comprenant la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse, en vue de réaliser la faisabilité d’un bloc fonctionnel d’espace aérien (FAB) au cœur de l’Europe : le FAB Europe Control. Il s’agit d’une mesure concrète pour mettre en œuvre l’espace aérien uniformisé appelé Ciel Unique Européen ou Single European Sky (SES). Au niveau de la commission européenne, c’est M.Jacques Barrot qui présentera, début juillet, les grandes lignes du futur cadre institutionnel de la navigation européenne. Mon grand souci, c’est que ces grandes manœuvres nous oublient. Notre région supporte des nuisances injustifiées et en constante augmentation, uniquement parce que la Convention franco-suisse de 1956 concernant l’aéroport de Genève (RS.0.748.131.934.91), n’avait prévu ni nuisances, ni augmentation du trafic, ni ILS. Il serait plus que temps de renégocier cette Convention et la réactualiser. Mais de quel ministère dépend cette Convention ? et quelle autorité pourrait initier un processus de renégociation ? Cela touche en effet aussi bien le responsable de l’aviation civile, que le Ministère des Affaires Etrangères et que celui de l’Environnement. Il n’y a que vous, à Paris, qui puissiez faire démarrer un tel processus. Ici, nous sommes préoccupés non seulement par l’augmentation du trafic aérien, mais aussi, dans le contexte global du réchauffement du globe, par le fait que la région alpine se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. Il est très vraisemblable que le trafic aérien survolant les Alpes en est beaucoup plus responsable que veut bien l’admettre le « lobby » de l’aviation, et que le principe de précaution voudrait que les routes aériennes contournent cette région. En vous remerciant du soutien que vous donnez à notre association, je vous prie de bien vouloir accepter, Monsieur le Député, l’expression de mes salutations respectueuses.

------------------------------- M.Marc Francina a répondu le 6 août , en disant qu’il avait interrogé M.Dominique Bussereau secrétaire d’Etat au transport sur ce point par le biais d’une question écrite au Gouvernement dont la réponse sera publiée au Journal Officiel. Voici cette question écrite : Monsieur le Député interroge le secrétaire d’Etat chargé des Transports sur le cadre juridique de la Convention franco-suisse relative à l’aéroport de Genève. En effet, la Convention datant de 1956, les usagers ( !) de l’aéroport estiment qu’il serait nécessaire pour la France de renégocier cette convention qui ne comptait pas compte à l’époque ni des nuisances sonores, ni de l’augmentation importante du trafic aérien. Il lui demande donc de bien vouloir l’informer de quel ministère de tutelle dépend cette convention, s’il serait possible d’envisager une renégociation de cette convention et si oui avec quelle procédure ? Malheureusement, personne n’a lu le Journal officiel et personne ne sait si le gouvernement a déjà répondu à cette question. Affaire à suivre. Le Président a aussi rempli cet été un questionnaire adressé par l’aviation civile française, en espérant que cela aboutisse à quelques actions. Il a récemment répondu à la Commission d’Enquête Publique sur le PEB et parlant de l’Afrag et de son combat et discuté de cela avec une journaliste du Messager. En résumé, il ne s’est pas passé grand chose cette année. Nous attendons avec impatience la décision de l’OFAC concernant les vols de nuit sur l’aéroport de Genève . Nous n’avons aucune idée de quand elle viendra. Idem du côté de la Commission Européenne. Le Parlement européen a remis un rapport le 3 juillet 07 sur l’impact de l’aviation dans le changement climatique en suggérant que l’aviation soit incluse dans le système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE) soit le droit de polluer. Le Président termine son intervention sur cette note décevante et cède la parole à M.Pascal Hochstrasser de Skyguide, responsable de la navigation aérienne à Genève, en le remerciant encore d’avoir bien voulu répondre à notre invitation. M. Hochstrasser explique de façon clair à l’aide de projections la mission de Skyguide dans le ciel helvétique et au-delà , et particulièrement le rôle de Skyguide dans la région lémanique dans la zône qui intéresse le plus l’assemblée, soit la presqu’île du Bas-Chablais. Il en ressort que Skyguide est très conscient des nuisances que nous causent le trafic aérien, lequel est de plus en forte augmentation à Genève ( 9% en 07 !), mais qu’ils ne peuvent rien changer à cet état de choses pour l’instant. Toutes les technologies pour les atterrissages sont basées sur l’ILS depuis de très nombreuses années et pour au moins 10 -15 ans selon lui , avant que les systèmes nouveaux, basés sur le GPS. fassent définitivement leurs preuves et soient avalisés partout et sur tous les aéroports. Malheureusement , pour nous, l’ILS passe à 200m au large de Nernier. La bonne nouvelle, cependant, c’est que les performances de la navigation aérienne à Genève approche de leur point de saturation et qu’ils nous soutiennent pour que les vols nocturnes soient limités par un couvre-feu étendu, car ils n’ont pas le personnel suffisant pour couvrir ces tranches horaires nocturnes. Les questions fusent de toute part et M. Pascal Hochstrasser y répond avec franchise sans se départir de son affabilité. Nous le remercions sincèrement de sa prestation, de même que son collègue M. Alain Mignard, chef du terminal Genève. La séance est levée vers 22h30.

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